HYATT PLACE ****

Un Hôtel « Remarquable avec Vue Panoramique »

Prendre de la hauteur permet toujours d’appréhender une ville. À Rouen, le tout nouveau-tout beau Hyatt Place se révèle dès lors un nid parfait pour se percher au-dessus de ce joyau qu’est « la ville aux cent clochers ». Comprenant plus de 1 300 hôtels dans 78 pays, l’illustre enseigne Hyatt vient en effet d’y ouvrir un enchanteur quatre-étoiles avec vue qui devrait vite trouver sa place dans l’offre hôtelière haut de gamme de la cité. Soixante-quinze des quatre-vingt-cinq chambres ont ainsi été réservées dès le premier jour d’ouverture, le 27 août, à l’heure du 80e anniversaire de la libération de la ville.
 

À proximité de la gare et à vingt minutes à pied de l’hyper-centre, le nouveau site promontoire conjugue harmonieusement le passé au présent, puisqu’on est là dans un bâtiment patrimonial datant de l’ère Jules Ferry. En l’occurrence l’ancienne école normale d’institutrices, construite en 1885 et fermée en 1991, le Département l’ayant cédé en 2014 au groupe mutualiste Matmut, fondé à Rouen en 1961. 


Édifice gigantesque érigé sur 20 000 mètres carrés de terrain surplombant la ville, comme un fort dédié à former les “hussards noirs” de la République, le bâtiment aura donc été oublié plus de vingt ans avant que ne soit esquissé l’un des plus gros projets de la métropole rouennaise. Celui d’une valorisation du patrimoine redonnant vie à tout le quartier de la rue de Neufchâtel. Il aura fallu dix ans d’études et de travaux pour voir aboutir cette métamorphose spectaculaire, confiée au cabinet rouennais CBA qui, avec 6000 mètres carrés de bureaux, a créé là une pépinière d’entreprises et un hôtel de standing, rejoignant dans le haut de gamme Le Radisson Blu, le Novotel Palais des Consuls et l’hôtel de Bourgtheroulde.
Évaluée à 42 millions d’euros, cette réhabilitation suscite l’admiration. Repensé dans son insertion paysagère, le bâtiment patrimonial a vu s’encastrer, telle une lame, un bâtiment contemporain qui le met en valeur. Parasitée par la redoutable mérule qui dévore les charpentes, l’ex-école normale a fait l’objet d’une ambitieuse sauvegarde. Les façades, le clocheton, l’horloge et la porte cochère ont ainsi retrouvé leur lustre d’origine, la grande toiture ayant été couverte de panneaux solaires qui se confondent visuellement avec les ardoises.

Modernité et histoire s’associent là à merveille pour un hôtel avec vue… panoramique. Rouen s’y livre d’un seul coup d’œil avec sa cathédrale, la vieille ville et la Seine, la vue latérale révélant les pentes végétalisées et vineuses de Bois-Guillaume. La Matmut, dont l’ambition est de rendre l’art plus accessible, s’est aussi investie en organisant un concours de jeunes talents qui a conduit à l’installation de trois sculptures monumentales sur le site. Elle a aussi invité le décorateur à jouer du clin d’œil avec l’histoire du lieu. Ainsi, dans les couloirs les numéros de chambres sont-ils écrits sur des ardoises, des sangles rappelant dans les chambres le cartable des écoliers.

Quatre-vingt-cinq chambres d’une sobriété raffinée, d’environ 23 mètres carrés et d’un confort similaire, avec lit king size, coin salon avec canapé et bureau de travail, coffre-fort, fer et planche à repasser, petit frigo et salle de bain dans l’air du temps. Une salle de séminaires s’inscrit évidemment dans ce haut lieu que l’exploitant américain destine tant à la clientèle d’affaires qu’à celle de loisirs.

« Notre plus, c’est un spa de 316 mètres carrés ouverts à tout public (20 € pour les clients hébergés, 35 € pour les autres) avec salle de sport, sauna, hammam, bassin de relaxation, col de cygne, banc sensoriel et quatre cabines de soins sous la marque bretonne Phytomer, à base d’éléments marins, et la marque Toofruit : la référence dermatologique et certifiée bio pour les enfants de 3 à 12 ans. 

On leur propose soit des soins soit avec papa ou maman, soit des soins “comme un grand”, genre “mes jolies mimines” ou “ma douce frimousse“, mais avec la présence d’un adulte », se réjouit Aurélie Sucré, la directrice de l’hôtel. A la carte, outre la vingtaine de soins corps ou visage (de 20 à 140 €), s’ajoutent des massages « suédois », « maternelle » ou « sur mesure » (de 60 à 100 €). Un luxe accessible, d’autant plus que les chambres sont tarifées selon les jours à partir de 112 €. 

La table ? De saison et sans prétention, le chef, Julien Roby ayant été à bonne école : celle des Compagnons du Tour de France. De côte de cochon aux cocos de Paimpol en confit de canard aux pommes sarladaises et de Saint-Jacques snackées au butternut en pavlova aux fruits exotiques, de la cuisine régionale française qui se la joue sincère et goûteuse.

On aura compris que ce nouveau fief rouennais de l’art de vivre peut constituer un bon tremplin pour entrer dans ce tableau à ciel ouvert qu’est cette ville dont le musée est riche de la deuxième collection de toiles impressionnistes en France : quelque soixante-dix dont celle de cette cathédrale que Monet sublima en suivant la course du soleil sur sa façade. Combien d’autres pinceaux furent-ils inspirés par « la ville aux cent clochers » et ses quelque deux mille maisons à pans de bois. « Rouen, c’est beau comme Venise », écrira Pissarro à son fils.
De ses ruelles médiévales à son église contemporaine en bois et béton de la fameuse place du Vieux-Marché où brûla la Pucelle, la cité du monumental Gros-Horloge donne le ton d’une vallée riche en pierres précieuses… et en vues ouvertes au sein desquelles la Seine se la coule douce, entre falaises de craie, gras pâturages et pittoresques villages de rives. Une enchanteresse carte postale normande à ciel ouvert.

© Richard BAYON  (RBB-Presse) 

HYATT PLACE ****

77, route de Neufchâtel. Rouen

02 27 08 12 34

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Spa Hyatt Place Rouen

77, route de Neufchâtel. Rouen

02 27 08 83 83

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